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Sidi Mohammed Ouédraogo (Inventeur de l’année 2019, administrateur permanent de la Fedinci): ‘‘Mon invention va révolutionner la sécurité des personnes et des biens’’

Sidi Mohamed Ouédraogo est écrivain, cinéaste et inventeur, membre actif de la fédération des inventeurs de Côte d’Ivoire (Fedinci), organisation dans laquelle, il occupe le poste d’administrateur permanent aux côtés du président, l’honorable  Pierre Djibril Coulibaly. Il est également vice-Président du salon des inventions : Abidjan Innova, en charge des participations internes, des PME-PMI, et des attractions. Enfin, il s’apprête à lancer Sidi Mohamed Technology, une entreprise dédiée à l’innovation technologique. En 2019, il a eu le privilège d’être désigné meilleur inventeur ivoirien à l’occasion de la deuxième édition d’Abidjan Innova. L’accélérateur africain est allé à sa rencontre pour découvrir son invention, le « système de sécurité multifonction » et en savoir davantage sur les enjeux de sa valorisation.            

Bonjour M. Sidi. Pouvez-vous nous parler de votre parcours académique ?

Je voudrais vous faire une remarque avant de répondre à cette question. La plupart des grands inventeurs ont eu les études écourtées par des circonstances qu’ils ne maîtrisent pas. Le cas le plus probant, c’est  le parcours de Thomas Edison.    Permettez- moi de vous raconter son histoire.

Né aux Etats-Unis en 1847, Thomas Edison est le septième et dernier fils de Samuel Edison (qui fut tour à tour brocanteur, épicier, agent immobilier, charpentier) et de Nancy Elliot (ancienne institutrice).
Alors qu’il avait 9 ans, il rentre un jour de l’école avec une lettre pour sa mère. Il lui dit : “Mon instituteur a demandé que je te donne cette lettre, à toi, uniquement à toi“. Alors sa mère ouvre la lettre, la lit silencieusement et avec les yeux pleins de larmes, la lit ensuite à son fils :

“Votre fils est un génie. Cette école est trop petite pour lui et nous n’avons pas d’assez bons enseignants pour l’instruire. Veuillez le faire vous-même”.

Le petit Thomas possède déjà un vrai petit laboratoire de chimie dans le sous-sol de la maison de ses parents. De nombreuses années plus tard, quand la mère d’Edison est décédée, il était alors connu comme l’un des plus grands inventeurs de son siècle (1093 brevets déposés dont l’invention de l’ampoule électrique, le télégraphe, le phonographe, la centrale électrique, la caméra, etc.).
Un jour qu’il fouillait dans les vieux souvenirs de famille, il trouva une lettre pliée dans une boîte de sa mère. C’était la lettre qu’il avait donnée étant enfant à sa mère de la part de son instituteur. Elle disait ceci :

“Votre fils est nul ! Il est déficient ! On détecte chez lui une maladie mentale. Nous n’autorisons plus votre fils à revenir à l’école”.

“La plupart des grands inventeurs ont eu les études écourtées par des circonstances qu’ils ne maîtrisent pas. Le cas le plus probant, c’est  le parcours de Thomas Edison.”

Thomas Edison a pleuré pendant des heures et il a ajouté ceci dans son journal : “Thomas Edison était un enfant nul et déficient, qui, grâce à une mère héroïque, est devenu le génie du siècle”.  

Ce destin suit la plus part des inventeurs. Le contenu de son histoire montre une sagesse, celle de savoir que la plus part des grand inventeurs ne font pas long feu dans le système académique.

Cela dit, né en Côte d’Ivoire, j’ai fait mes études primaires à l’EPP Akoupé/Anyama de 1979 à 1985, là où mon père fut enseignent, conseiller pédagogique puis bibliothécaire, et mes études secondaires de 1986 à 1992 au Lycée Classique de Bingerville jusqu’en Seconde C. Ensuite les classes de Première et Terminale au Cours Unesco Plateau de 1993 à 1994. C’est en 1995 que j’ai décidé faire une pause à l’âge de 22 ans  avant de rebondir.

Vous avez donc arrêté les études en terminale. Aujourd’hui vous cumulez trois professions. Comment en êtes-vous arrivé là ?

Les sociétés commerciales et sociales qui se sont développées les plus au monde, sont celles qui ont mis en avant le travail et l’expérience. Il n’y pas d’école pour devenir écrivain, sinon tous les professeurs de lettres modernes le seraient systématiquement. C’est une histoire d’inspiration. On appelle le cinéma le 7ème art parce que c’est de l’art; L’invention quant à elle, sort du génie intellectuel.  Les meilleurs footballeurs comme le “Roi Pélé” ou chanteurs et danseurs comme Michael Jackson n’ont pas été dans une école, ou un conservatoire pour le devenir. Je suis dans le théâtre pratiquement depuis 1986 soit 33 ans, c’est une expertise. Tant qu’en Afrique nous ne comprenons pas ce système, nous avancerons très difficilement.

Toutes ces professions n’ont rien à avoir avec un cycle académique. C’est une consécration issue du travail et l’expérience acquise. Il y a des pays où l’on traduit nombre expériences par des diplômes. L’unanimité de l’élite Africaine, Sembène Ousmane reconnu comme l’un des meilleurs écrivains et cinéaste dans le monde entier  est autodidacte. C’est ma conclusion vous devez pouvoir comprendre.

Parlez-nous de vos réalisations au cours de ces dernières années ?

En 2006, j’ai publié mon premier recueil de Poème Intitulé “l’Etoile  des Fleurs”. Ce livre renferme des données scientifiques, philosophiques et littéraires. Il fait 21 poèmes mais en le développant il fait 63 tomes. Je ne pouvais qu’utiliser ce genre littéraire pour circonscrire mes idées, vu le nombre d’année que j’allais faire pour écrire les 63 livres.

En 2010, j’ai réalisé une série intitulé “Les Scorpions de ZOGONA” avec une entité éthique.

En 2012, j’ai publié un recueil de contes philosophiques de 147 pages. Docteur Konaté, ex-Directeur de la francophonie au Burkina-Faso, enseignant à l’Université de Ouagadougou, affirmait que ce livre est le précurseur du conte philosophique. Cependant, sur le plan historique, ce genre a été promulgué en premier dans la littérature française par Voltaire, d’où il en est le précurseur à son époque.

En 2013,  j’ai publié un livre Intitulé “Révélations astrologiques, et si l’esprit devançait la science?”. Ce livre est une brochure qui contient des données scientifiques qui ont été confirmés par les grands scientifiques du monde. Notamment la sonde curiosity sur Mars qui était en mission pour savoir si la vie y était possible ou non. Dans ce livre j’ai cité le résultat bien avant la NASA et j’ai en plus montré la raison du résultat. 

Concernant les planètes,  des scientifiques avaient trouvé que la vie était possible sur deux des cinq nouvelles planètes gravitant autour d’une étoile. Sur l’une, il semblerait qu’on y trouve de l’eau. Par conséquent, la vie y serait possible ;  Le nom de cette étoile est  Tau Ceti.  Or, je l’avais déjà évoqué dans ce livre.  Vous pouvez avoir plus de détails sur cette découverte scientifique sur Google ou Wikipédia relative à “Tau Ceti”.

Au sujet de la  côte de la mer  du Sénégal, j’avais souligné que celle-ci était montante et qu’il y avait un risque d’inondation. Si je n’abuse, les scientifiques en sont maintenant conscients. 

Galilée a utilisé une méthode pour dire une vérité scientifique, mais malheureusement il a été par la suite assassiné par des religieux. Quelle méthode ai-je utilisé pour avoir ces données scientifiques et technologiques? J’y ai développé d’autres théories pour mettre la science sur des pistes de recherches utilitaires. J’ai encore une centaine d’œuvres manuscrites, tous genres confondus qui ne sont pas encore éditées.0

En 2O14, j’ai obtenu un brevet d’Invention à l’OAPI sur mon invention KX-SiMO ou le système de sécurité multifonction.

En Afrique, nous avons tout limité aux diplômes à tel enseigne que nous avons perdu beaucoup de valeurs. Les USA intègrent toutes les valeurs pour sortir quelque chose d’extraordinaire sur tous les plans. Même dans la police scientifique ils ont intégré d’autres méthodes en l’occurrence la métaphysique.

L’écriture et l’Invention sont un don de Dieu. Pour preuve vous pouvez avoir un Doctorat en lettres modernes sans sortir un seul livre. Vous pouvez être un scientifique agrégé sans inventer quelque chose. Le scientifique et l’inventeur, ou le Professeur et l’écrivain doivent travailler en complicité.

L’Afrique doit apprendre à intégrer toutes les valeurs et compétences en les valorisant. Ce complexe de supériorité ou infériorité entre les sachants et les inventeurs qu’on déclasse souvent arbitrairement nous porte préjudice. Cela cloue d’une manière effective le développement de l’Afrique.

Vous voyez que c’est en Afrique qu’on a plus  du mal à cerner le monde des inventions. Ce mépris des inventeurs a fait de nous des pays  sous développé même si c’est un terme qu’on utilise plus ; C’est pour cela qu’en  Côte d’Ivoire,  nous sommes réuni au sein d’une fédération pour faire bouger les choses ici et ailleurs.

Vous êtes à la fois écrivain, cinéaste et inventeur. Laquelle des trois rôles vous passionne le plus et pourquoi ?

Toutes ces fonctions me sont capitales et s’entremêlent. Quand je suis inspiré et que je veux parler à cette humanité  pour une prise de conscience, j’use de ma plume. Quand il s’agit de faire comprendre un sujet à toutes les couches de la population,   j’utilise ma casquette de cinéaste car en termes de communication, une image vaut mieux que mille mots. Et enfin quand je veux apporter une solution technique pour résoudre un problème technique donné, je me sers de mon génie d’invention. Au-delà de cela j’ai  près de douze compétences interconnectées à ces fonctions : Scénariste,  dramaturge, plasticien, auteur-compositeur etc.

“En Afrique, nous avons tout limité aux diplômes à tel enseigne que nous avons perdu beaucoup de valeurs. Les USA intègrent toutes les valeurs pour sortir quelque chose d’extraordinaire sur tous les plans. Même dans la police scientifique ils ont intégré d’autres méthodes en l’occurrence la métaphysique”.

Revenons à votre invention, le KX-SiMO ou le système de sécurité multifonction. Qu’est-ce que c’est ?

J’ai mis au point après une quinzaine d’années de recherches expérimentales, une invention dénommé « Système de sécurité multifonction » breveté par l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) qui couvre 17 pays.

C’est une invention qui peut servir à tout type de secteur d’activités, raison pour laquelle, on parle de multifonction. Il intervient dans la sécurité efficace des personnes et des biens. Vous voulez protéger votre maison, votre moto, votre voiture, une banque, un coffre-fort, vos bijoux,  votre champ, votre propre personne, il est adapté selon le  besoin du client. Il est donc modulable selon l’objectif.

Il est différent des autres parce qu’il s’adapte à tout avec son caractère hybride et intelligent. Je l’appelle “le gendarme électromécanique”. C’est une invention qui va révolutionner la sécurité des personnes et des biens.

Comment est venue l’idée de cette invention ?

Je suis née  en Côte D’Ivoire. Ici j’ai appris à aimer les corps habillés qui  font des efforts pour sécuriser les personnes et les biens,  bien sûr par la volonté de Dieu. Ils en sont assermentés.  J’ai pratiqué le Taekwondo avec la SOA (Société Omnisport de l’Armée) de  1990 à 2000 au Stade Félix Houphouët Boigny. Ils étaient tous généreux et attentionné à mon égard, pour moi qui apprenait les arts martiaux.

Quand je les regardais pendant le sport, je les aimais et me disais voici des forces tranquilles, mais généreux, sans violence. A cet instant T, je me suis donc lancé un défi, celui de sécuriser les personnes et les biens, en toute tranquillité, par le biais de la Technologie. A cet effet, un jour je reçu miraculeusement, en une fraction de seconde, pendant le mois de Ramadan en 1995 tous les 650 pages du Coran en lecture arabe alors que je ne savais pas lire. C’est comme quelqu’un qui ne sait pas lire le français et qui arrive à lire la bible de A à Z. Cela m’a fait une ouverture incontournable sur des connaissances inouïes : sciences, littérature, etc.  Ma demande fut alors exaucée à cet effet. Voici la source.  Je rends grâce donc à Dieu Créateur de Toute Chose qui m’a fait don de toutes ces connaissances, tout genre confondu.

Expliquez-nous mieux. Quel est le lien entre la lecture du coran en arabe et la conception de cette invention brevetée ? Votre invention semble être l’aboutissement d’un processus mystico-religieux, donc hors du rationnel et des sciences ?

Je vous remercie pour cette question très pertinente. Quand vous lisez le Coran, vous y trouvé toutes les sciences relatées par le Tout Puissant pour interpeller l’intelligence humaine à l’adorer.  Nous y trouvons par exemple la cosmogonie, la biologie, les sciences naturelles, la physique, la chimie, la géologie, l’embryologie, les mathématiques etc… Il fait la place belle également à la littérature avec la présence de la poésie avec toutes les figures de styles possible, la musicologie curative, etc.

Comprenez que le Coran n’appelle pas seulement au culte mais aussi à la super intelligence humaine en ce terme ” ….Les doués d’intelligences…..”; Le Coran est un enseignement  universel comme cadeau divin regroupant la synthèse de toutes les sciences que nous développons aujourd’hui.

Les mages ont repéré le fils de l’homme dans une autre contrée à travers une étoile sans appareil. Aujourd’hui nous utilisons la géolocalisation à travers des appareils associés. Une stratégie différente mais un résultat comparable. Cette étoile est présente, ce qui prouve que son retour est imminent.

Observons les téléphones androïdes, l’ordinateur ou autre. Si c’était aussi facile d’inventer, l’africain en serait le premier, puisque nous sommes des  gros consommateurs des intelligences parallèles. Certains mystères sont matérialisables par la grâce de Dieu Tout Puissant.

Alors je suis tout à fait d’accord avec vous pour dire mystico-religieux, mais il faut aussi ajouter mystico-scientifique, ce que nous appelons la métaphysique. La méditation te fait aboutir dans un autre monde où l’on peut puiser des choses matérialisables  pour notre monde.

Quel peut être l’impact de votre invention sur l’économie nationale ?

Toute invention ou innovation crée de l’emploi et rapporte des devises par l’import – export vers les différents pays qui l’exploitent. Pour cette raison l’Afrique,  doit prendre  en compte son inventeur, lui donner un statut et un salaire pour sa contribution intelligente au développement socio-économique de la nation. Par exemple ici, des artistes reconnus ont un salaire, ce fut une innovation sociale capitale au BURIDA (Bureau Ivoirien des droits d’auteurs).

Cela ne suffit pas, il faut valoriser le brevet d’invention (dans le cas des inventeurs par exemple), c’est-à-dire il faut que l’invention soit industrialisée et devienne un produit de marché. Le résultat positif sur l’économie ne pourra être qu’impératif puisque l’utilité est présente.

Pour parler d’émergence il faut être sécurisé et vivre en paix. Une population dans la psychose de l’insécurité socio-économique  engendre des crises, en ce moment on ne parle plus d’émergence. Rien  n’est capital, pour moi, et nous en sommes unanime, que la foi, la  santé et  la paix, en d’autres termes, la sécurité de sa propre personne et de ses biens.

Mon invention même s’il n’éradique pas totalement l’insécurité, (il ne faut pas être prétentieux), va amortir,  in chaa Allah, considérablement le problème d’insécurité notoire ici et partout dans le monde,  s’il est industrialisé et installée dans tous les secteurs.

A quel niveau de la valorisation de cette invention vous êtes en ce moment?

Je suis au stade du Brevet.  Il  reste encore deux étapes : les prototypes avec ce système intégré et l’industrialisation de ces produits.  Une vingtaine d’invention attendent encore, in chaa Allah, d’être breveté.

Pourquoi en êtes-vous qu’au brevet ? Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

Il y a deux difficultés majeures. La première est morale. C’est le virus du mépris issu de  la conscience africaine à l’égard de l’inventeur. Chez nous l’invention se passe ailleurs et non ici. Nous ne faisons que consommer sans vouloir relever le défi comme la chine, le Japon, etc.

Notre volonté de défi est sous l’emprise de la politique, ils restent alors verbaux et non pratiques. Ce mépris des valeurs est une véritable difficulté que tout inventeur africain rencontre, car c’est un blocage contre le développement durable.

La deuxième difficulté, comme pour tous les autres inventeurs et innovateurs, c’est l’industrialisation. Comment après avoir fait des recherches et mise au point une invention utile, on peine encore à trouver des financements.

Dans 20 ans, si ces inventions ne sont pas industrialisées, l’Afrique perd énormément puisqu’elle  dégage un grand budget pour subventionner les brevets, mais les laisse pourrir dans son armoire. Nous tuons ainsi l’inventeur, son intelligence, et l’économie nationale.

L’OAPI doit résoudre ce problème de durabilité du  titre de propriété intellectuelle des africains, annuité et autres taxes. Trouver un système qui ne fera point perdre à l’Afrique les fruits de son génie. Avec le système actuel, nous perdons énormément. On peut faire des séances de travail, des ateliers, afin de réfléchir à ce sujet. Mais tant que nous ne permettons pas à nos inventeurs et innovateurs d’exploiter leur brevet à fond avant son terme, cela ne servira à rien. Quelles solutions trouver pour palier à ce fléau économique ? Voici la problématique. Ma difficulté est celle de tous les inventeurs et innovateurs africains. Nous sentons que nous ne sommes pas assez pris en considération.  

Les inventeurs souhaiteraient avoir par conséquent un guichet unique de valorisation rattaché directement à la Présidence. Mieux un Ministère spécialisé en charge des inventions et innovations, dont le ministre est un inventeur ou innovateur. Une institution stratégique qui  sera la véritable machine de développement durable à travers l’industrialisation de tous les produits qui seront validés par ce guichet.

Quels sont vos projets relativement à cette invention ?

La création de l’entreprise Sidi Mohamed Technology. Ensuite former et recruter des ingénieurs et des techniciens, pour résoudre le fléau d’insécurité à travers le système et ses  dérivés.

” L’OAPI doit résoudre ce problème de durabilité du  titre de propriété intellectuelle des africains, annuité et autres taxes. Trouver un système qui ne fera point perdre à l’Afrique les fruits de son génie. Avec le système actuel, nous perdons énormément”.

Vous détenez en ce moment le prix de l’inventeur de l’année décerné par la Fedinci.   Quelles sont vos impressions par rapport à ce prix remporté lors du diner gala du dernier salon de l’invention (Abidjan Innova 2019), et quelle a été sa contribution à la valorisation de votre invention ?

Etre Inventeur de l’année c’est une consécration du Tout Puissant. Je m’en réjouis surtout que ce prix consacre l’inventeur qui a été le plus actif  pour le succès de ses pairs et le développement durable du pays. Je rends grâce à Dieu, le Créateur de tout l’univers. En lui, je place toute ma confiance. En toute franchise je suis toujours à la recherche de partenaires pour exploiter cette invention capitale. Etant donné qu’un prix ce n’est seulement que des honneurs, et des portes qui s’ouvrent éventuellement, je sollicite la main du Tout Puissant dans cette affaire.

Quelles sont vos attentes par rapport au gouvernement et au secteur privé ?

Je réitère ce que j’avais souligné à savoir  la mise en place d’un guichet unique de valorisation géré par les inventeurs eux –mêmes comme au  Burida. Ce  sera une institution forte qui fera sortir de l’ornière tous ces plus de 300 brevets. Le résultat sera énorme, beaucoup d’emploi crées, un levier puissant de lutte contre la pauvreté.  Le secteur privé doit nous soutenir dans un partenariat gagnant gagnant  puisque nous avons plusieurs secteurs d’activités économiques au sein de la FEDINCI.

Interview réalisée par Marius Nouza

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2 Commentaires

  1. Bravo SIDI,Dieu est au contrôle !

  2. félicitation et bien développé frère

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