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Les Mardis de NK/ Quand l’Assemblée devient le cœur battant de la Nation- Analyse du discours de Patrick Achi
Lundi 19 janvier 2026 a marqué un moment décisif pour la démocratie ivoirienne. Au palais de l’Assemblée nationale à Abidjan-Plateau, Jérôme Patrick Achi a prononcé un discours inaugural de haute portée stratégique, non pas seulement pour lancer la session parlementaire, mais pour offrir une vision et une méthode à une institution qui se veut désormais un pilier de stabilité, de transformation et de cohésion nationale.
Une tribune solennelle, une maison commune
D’entrée de jeu, Achi a replacé l’Assemblée nationale — qu’il a appelée la « maison commune de la démocratie ivoirienne » — au centre de l’exercice démocratique. Ce n’est pas une image creuse : c’est une métaphore architecturale qui invite à penser le Parlement comme un espace ouvert, inclusif et protecteur de toutes les voix. Cette référence à la maison rappelle que la démocratie est, avant tout, un être collectif — elle se construit, se nourrit et se défend ensemble.
Il a souhaité la paix, la santé et la réussite pour 2026, posant la première pierre d’une année sous le signe de l’exemplarité et de la responsabilité collective.
Héritage et vision : l’ancrage d’une méthode
Achi a honoré ses prédécesseurs et salué l’œuvre du Président Alassane Ouattara, encadrant ainsi son propre mandat dans une continuité plutôt que dans une rupture. Cette posture est stratégique : elle indique que l’exercice du pouvoir parlementaire ne doit pas être un acte de division, mais de cohérence institutionnelle et de renforcement collectif.
Dans son propos, il a insisté sur l’importance d’un Parlement fort, prévisible et rigoureux, capable de traduire la vision nationale en lois concrètes. Cette vision — baptisée dans les discours officiels « Grande Côte d’Ivoire » — fait de l’institution législative non une chambre de formalités, mais un moteur de transformation sociale et économique.
Anthropologie politique du travail parlementaire
Déclarer que « sans loi, il n’y a pas de transformation durable » et que « sans délibération, il n’y a pas de République » place le Parlement au centre du projet national. Ici, Achi déploie une anthropologie politique : la démocratie ne se limite pas aux élections, mais s’incarne dans le débat continu, exigeant et structuré.
Cette conception rejoint l’idée que l’Assemblée est le cœur battant du système démocratique, mission qu’il accompagne d’un appel direct à légiférer avec assiduité, rigueur et sens élevé de l’intérêt général.
L’intégration des défis mondiaux à l’action législative
Patrick Achi n’a pas cantonné l’Assemblée à un rôle intérieur. Il a décrit un monde en ruptures géopolitiques, économiques, sociales et technologiques, où les institutions doivent être solides pour protéger la Nation des turbulences externes. Cette approche traduit une compréhension de la parlementarisation transnationale : un Parlement n’est plus un corps isolé, mais un acteur de diplomatie parlementaire et de stabilité internationale.
L’évocation des défis contemporains — des tensions alimentaires à la révolution numérique — montre également une capacité à ancrer le débat législatif dans les réalités sociétales concrètes, plutôt que dans des abstractions politiciennes.
Le contrat social renouvelé
L’un des passages forts du discours fut la formulation d’un consensus social élargi : la législature 2026-2030 doit traduire l’ambition collective du peuple entier, par des lois qui améliorent la vie quotidienne — notamment en santé, fiscalité, protection sociale, droits humains et intégration économique sous-régionale.
Cette ambition doit se lire comme un contrat social renouvelé entre les représentants et les représentés : non pas un engagement abstrait, mais une série d’actions mesurables et intelligibles.
La sagesse institutionnelle comme boussole
Au cœur de ce discours se trouve une conviction pédagogique essentielle : la démocratie ne s’évalue pas à la vigueur des campagnes, mais à la sérénité de ses institutions après le vote. Cette phrase peut sembler simple, mais elle recèle une sagesse profonde. Elle rappelle que la démocratie est un long voyage de régulation, de compromis et de travail collectif, non une victoire ponctuelle.
Cette sagesse s’incarne dans un appel à travailler ensemble « dans l’écoute des convictions de chacun », soulignant que la loyauté à l’État dépasse celle aux partis.
Métaphores et images qui façonnent une culture parlementaire
Le mot « moteur » employé pour décrire le rôle du Parlement est particulièrement révélateur. Il ne s’agit pas d’un organe décoratif ou consultatif : il est un moteur silencieux mais décisif de transformation nationale. Cette image reste gravée car elle transforme le lieu de débat en un lieu d’action — un lieu où le travail législatif devient énergie nationale.
Un cap pour une Côte d’Ivoire forte, solidaire et ambitieuse
L’analyse du discours de Patrick Achi dévoile un message double — institutionnel et moral. Institutionnel, parce qu’il pose les bases d’un parlementarisme exigeant, structuré et orienté vers des résultats concrets. Moral, parce qu’il appelle au sens du service public, à la responsabilité collective et à l’écoute républicaine.
Dans un monde de ruptures, la Côte d’Ivoire montre par son ouverture de session parlementaire qu’elle ne veut pas seulement faire de la politique ; elle veut faire de la politique intelligente, ancrée dans la réalité, et au service d’un projet national partagé.
Par Norbert KOBENAN
ENCADRE/ À RETENIR – MESSAGES CLÉS
• L’ouverture de la législature 2026 marque un tournant : l’après-élection devient plus décisif que l’élection elle-même.
• L’Assemblée nationale est appelée à être la maison commune de la démocratie, et non le prolongement des joutes partisanes.
• Un Parlement fort repose sur la maîtrise de la parole, la rigueur du travail législatif et le respect des minorités.
• La stabilité institutionnelle est désormais un critère majeur de crédibilité internationale.
• La démocratie se juge moins à la vigueur des campagnes qu’à la sérénité des institutions après le vote.
• La réussite de la législature dépendra de la capacité des députés à privilégier l’intérêt général sur les intérêts partisans.
NK
Cacao/Le Directeur général du Conseil du Café-Cacao à l’OIA Café-Cacao et aux producteurs - : « Le Président Ouattara se tient à vos côtés pour juguler, au plus vite la situation »
Monsieur KONE Brahima Yves, Directeur Général du Conseil du Café-Cacao, a rencontré ce lundi 19 janvier 2026, à la salle de conférence du 23e étage de la Caistab, au Plateau, le bureau exécutif de l’Organisation Interprofessionnelle Agricole (OIA) Café-Cacao, avec, à sa tête, son président, Monsieur Siaka DIAKITE. Rapporte une note à la presse
« Je vous ai fait appel ce matin pour vous dire que le gouvernement de Côte d’Ivoire a pris toutes les dispositions pour enlever entre les mains de nos producteurs nationaux toute la production de cacao dans les prochains jours », a d’emblée annoncé le Directeur général à la délégation de l’OIA Café-Cacao.
Et de poursuivre : « L’Etat de Côte d’Ivoire, à travers Le Conseil du Café-Cacao, ne laissera pas dans les difficultés les producteurs de cacao. Tout sera mis en œuvre pour acheter toute la production de cacao détenue entre les mains de nos producteurs et issue des plantations de Côte d’Ivoire. »
« Je vous demande donc de faire passer cette information auprès de vos adhérents et de les rassurer : le Président de la République, SEM Alassane OUATTARA ne les a pas oubliés. Au contraire, il se tient à leurs côtés pour juguler, au plus vite, cette situation de la commercialisation du cacao 2025-2026. »
Telle fut l’assurance donnée par le Directeur Général du Conseil du Café-Cacao au bureau exécutif de l’OIA Café-Cacao.
En réponse, M. OBED BLONDE DOUA, Vice-Président de l’OIA Café-Cacao, issu du collège des producteurs de cacao, a lu une déclaration de son organisation devant la presse nationale et étrangère.
« L’OIA remercie le Président Alassane OUATTARA, son gouvernement et le Directeur Général du Conseil du Café-Cacao pour cette assurance qu’ils nous donnent. Celle qui consiste à acheter le cacao qui se retrouve en ce moment entre les mains des producteurs. »
« Nous faisons entièrement confiance au Président Alassane OUATTARA et à son Gouvernement. Nous sommes convaincus que, très bientôt, nous serons soulagés avec l’achat de notre cacao », s’est ainsi exprimé le porte-parole de l’OIA. Dès lors, M. OBED BLONDE DOUA, au nom de l’OIA, a lancé un appel au calme et à la sérénité à l’attention des producteurs.
« Le Président DIAKITE vous demande de demeurer sereins : le Président Alassane OUATTARA a pris en mains nos préoccupations. Il nous rassure que tout est mis en œuvre pour enlever notre cacao dans les jours à venir. »
C’est sur cette note d’espérance et d’assurance que s’est achevée la rencontre entre le Directeur du Conseil du Café-Cacao et la délégation de l’OIA
Ayoko Mensah
Ouverture de la première session ordinaire 2026/ M. Jérôme PATRICK ACHI, Président de l’Assemblée nationale- « Le temps de la Grande Côte d’Ivoire est venu et nous allons y travailler »
Après la séance inaugurale de la Troisième législature ténue le samedi dernier, a eu lieu ce lundi 19 Janvier 2026, à Abidjan, la cérémonie d’ouverture de la première session ordinaire 2026 de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. A l’occasion, Son Excellence Jérôme PATRICK ACHI, le Président cette institution, a prononcé, un mémorable discours ( Document)
« Monsieur le Vice-Président de la République, représentant Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, Président de la République de Côte
d’Ivoire, - Madame la Présidente du Sénat, - Monsieur le Haut Représentant du Président de la République, Madame et Messieurs les Présidents d’Institutions de la République, - Excellence Monsieur le Nonce Apostolique, Doyen du Corps diplomatique, - Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de missions diplomatiques et consulaires, - Honorables Députés, Chers collègues, - Vénérables Sénateurs, - Messieurs les Officiers Généraux et Officiers Supérieurs, Vénérés Chefs traditionnels et Éminents Guides religieux, Mesdames et Messieurs,
Après la séance inaugurale de la Troisième législature, tenue samedi dernier dans cet hémicycle, nous voici de nouveau réunis, conformément à notre Loi fondamentale, pour procéder à l’ouverture solennelle de la première Session ordinaire de l’année 2026.
Cette cérémonie constitue un moment majeur de la vie démocratique de notre pays, en ce qu’elle consacre le véritable démarrage de nos travaux parlementaires pour la législature 2026 - 2030. Il m’est particulièrement agréable de vous souhaiter, à toutes et à tous, la bienvenue dans cet hémicycle, maison commune de la démocratie ivoirienne, lie u du débat, de la délibération et de l’expression de la souveraineté populaire.
Je veux également adresser à chacune et à chacun d’entre vous mes vœux les plus sincères de santé, de paix et de réussite pour l’année 2026. Puisse cette nouvelle année, et la législature qui s’ouvre, être placée sous le signe de la responsabilité, de l’exemplarité et de l’exigence collective que nous devons au peuple ivoirien.
C’est ainsi, Honorables Députés, chers Collègues, que nous renforcerons ce vivre-ensemble républicain qui nous importe tant. Au moment où je prends la parole pour l’ouverture de la première session de notre législature, je voudrais saluer la mémoire de tous les anciens Députés qui ont occupé un siège dans cette auguste Assemblée, depuis sa création, avec une pensée émue et toute particulière pour mon père, feu le Député ACHI Jérôme qui y siégea de 1959 à 1970.
Excellence Monsieur le Vice-Président de la République, Au nom de l’Assemblée nationale et en mon nom personnel, je vous remercie pour votre présence distinguée, qui réhausse la portée de notre rentrée parlementaire, en votre qualité de représentant de Son Excellence Monsieur le Président de la République.
Je vous prie de bien vouloir transmettre au Président de la République l’expression de notre plus profonde reconnaissance pour son attention constante à notre égard, et l’honneur qu’il nous fait en nous témoignant à nouveau sa confiance, ainsi que notre très haute considération pour son engagement inlassable au service de la Nation. Homme d’État d’exception, bâtisseur infatigable, l’œuvre du Président de la République, patiemment construite, parfois dans l’adversité la plus rude, a permis à notre pays de re nouer avec la stabilité, la crédibilité internationale et l’espérance collective.
Il a rendu possible ce que beaucoup jugeaient improbable : transformer l’épreuve en renaissance, l’incertitude en confiance, la fragilité en puissance maîtrisée. Que l’Histoire, juste et implacable, lui rende la place qui est déjà la sienne parmi les grands hommes d’État de notre Nation. J’associe à ces sentiments de gratitude, son épouse, Madame Dominique Ouattara, pour son soutien toujours bienveillant. Son engagement constant en faveur du progrès et du rayonnement de nos institutions, constitue une source permanente d’inspiration et d’encouragement. Madame la Présidente du Sénat, Au nom des Députés et en mon nom personnel, je vous remercie très sincèrement, ainsi que les membres du Bureau du Sénat.
Votre présence illustre avec éloquence la communauté de destin qui unit nos deux Chambres, faces complémentaires d’un même Parlement et ce, depuis l’avènement de la IIIème République de Côte d’Ivoire et sa modernité institutionnelle, souhaitée par Son Excellence Monsieur le Président de la République et approuvée par le peuple ivoirien. Je forme ainsi le vœu clair de perpétuer et de renforcer la parfaite synergie qui caractérise nos relations et nos Institutions, au service de la grandeur de notre nation. Monsieur le Haut Représentant du Président de la République, je vous exprime également toute ma gratitude pour votre présence distinguée parmi nous ce matin. Je voudrais également rendre un hommage appuyé à mon prédécesseur, le Président Adama BICTOGO. Je salue le travail législatif important accompli au cours de la précédente législature, sur lequel nous nous appuierons avec respect et responsabilité.
Je veux aussi honorer son action déterminée, qui a permis de réhausser le rayonnement de notre Institution, en particulier en matière de diplomatie parlementaire.
Excellence Monsieur le vice-Président de la République, L’honneur que j’ai eu de servir et d’apprendre, durant de si nombreuses années, aux côtés du Président de la République, SEM Alassane Ouattara, comme Ministre, puis comme Secrétaire général de la Présidence de la République et enfin comme Premier ministre, Chef du Gouvernement, m’engage aujourd’hui d’une façon toute particulière.
Son Excellence Monsieur le Président de la République m’offre l’opportunité unique de tirer parti de l’expérience acquise à ses côtés pour utiliser pleinement les instruments que nous confère l’Assemblée nationale, au service de la mise en œuvre effective de sa vision, approuvée avec ferveur par le peuple ivoirien lors des dernières élections : celle de bâtir une Grande Côte d’Ivoire, toujours plus stable, solidaire et ambitieuse.
Chers collègues Députés,Mesdames et Messieurs, Le monde dans lequel s’ouvre cette législature est un monde de ruptures. Ruptures géopolitiques, avec un affaiblissement durable du multilatéralisme, une montée des rapports de force et des crises majeures, militaires et meurtrières. Ruptures économiques, marquées par la fragmentation des échanges, la raréfaction des ressources financières et la contraction de l’aide au développement. Ruptures sociales et technologiques, où l’accélération numérique et l’intelligence artificielle redessinent en profondeur le travail, la production et les rapports entre les sociétés.
Dans ce contexte, les déséquilibres se creusent : une concentration extrême des richesses, moins de 1 % de la population mondiale détient près de 50 % du patrimoine mondial, des tensions a alimentaires persistantes pour plus de 730 millions de personnes chaque jour et une instabilité accrue dans de nombreuses régions du monde. Ces fractures ne sont pas abstraites. Elles ont des conséquences directes sur nos économies, nos sociétés et nos États.
Dans notre sous-région, ces tensions prennent une forme encore plus concrète. Les crises sécuritaires, politiques et économiques rappellent une vérité essentielle : la stabilité n’est jamais un héritage garanti. Elle est une construction quotidienne, exigeante, qui repose sur la solidité des institutions, l la responsabilité des dirigeants et la confiance des peuples.
Elle est une construction quotidienne, exigeante, qui repose sur la solidité des institutions, la responsabilité des dirigeants et la confiance des peuples. C’est dans cet environnement incertain que la Côte d’Ivoire a fait, depuis 2011, et grâce à Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, un choix clair : celui de la stabilité, de la réforme et de la projection dans le temps long Stabilité politique, par la préservation de la paix civile. Stabilité économique, par la poursuite d’une croissance soutenue et d’investissements structurants.
Stabilité institutionnelle, par le fonctionnement régulier et crédible de ses institutions démocratiques. Mais cette stabilité n’est ni un acquis, ni un privilège. Elle est une responsabilité. Elle appelle des lois justes, des choix budgétaires rigoureux et une action publique lisible, orientée vers l’avenir, porteuse de progrès et de résultats tangibles. Dans ce monde instable, la solidité de nos institutions et la performance de leur action constituent notre première ligne de défense. Et le Parlement, au cœur de cette architecture, en est l’un des piliers essentiels. Excellences, Mesdames et Messieurs, Honorables Députes, Chers collègues, En octobre 2025, le peuple ivoirien a fait un choix souverain en renouvelant avec ferveur sa confiance au Président de la République, SEM Alassane Ouattara. Ce choix portait une ambition assumée : celle d’accélérer la transformation de notre pays, dans la stabilité politique, la croissance économique et le progrès social. En décembre, les élections législatives sont venues confirmer cette orientation, en donnant à l’Assemblée nationale une majorité large au RHDP, notre parti, pour accompagner la mise en œuvre du projet « Pour une Grande Côte d’Ivoire ».
C’est une vision structurante, c’est un choix historique avec un objectif central : faire de la Côte d’Ivoire un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure. C’est le choix d’un pays qui veut transformer sa croissance en une prospérité toujours plus forte et partagée Le choix d’un pays qui investit dans son capital humain, de l’école à l’université, pour préparer sa jeunesse aux métiers de demain. Le choix d’un pays qui modernise son agriculture, s’industrialise, transforme localement ses ressources, développe son secteur privé et crée durablement de la valeur sur son sol, pour toutes les Ivoirienne s et tous les Ivoiriens.
C’est le choix d’un pays qui renforce son système de santé, modernise ses infrastructures, sécurise son approvisionnement énergétique et réduit les inégalités sociales et territoriales. C’est le choix d’un pays qui connaît la valeur sans pareil de la paix et de la stabilité, qui investit dans sa défense pour sécuriser ses progrès, et dans le rassemblement des hommes et de leurs talents pour les accélérer.
L’Assemblée nationale aura, dans cette trajectoire, aux côtés du Gouvernement, une responsabilité déterminante. Car sans loi, il n’y a pas de transformation durable. Sans budget orienté vers l’avenir, il n’y a pas de progrès réel. Notre rôle est de traduire cette vision de Son Excellence Monsieur le Président de la République en actes concrets, mesurables et utiles, afin de faire gagner la Côte d’Ivoire et d’améliorer durablement la vie des Ivoiriens.
Honorables Députés, Chers collègues, Le temps de la Grande Côte d’Ivoire est venu et nous allons y travailler avec notre volonté la plus farouche.
Et cette Grande Côte d’Ivoire va exiger de nous un Grand Parlement, c’est-à-dire un Parlement à la hauteur de l’histoire qui s’écrit. Une Assemblée nationale plus forte par la qualité de son travail, l’audace de ses idées, la constance de ses méthodes et la clarté de ses responsabilités. Une grande Assemblée nationale ne se proclame pas. Elle se construit. Elle se construit par la fluidité des échanges avec le Gouvernement, par la rigueur du travail législatif, par l’écoute des populations, par l’évaluation exigeante de l’action publique dans le respect des institutions et de la séparation des pouvoirs, et par une culture assumée et partagée du résultat.
L’évaluation parlementaire sera ce levier moderne de l’action publique, au service de son efficacité, au service de la vision du Chef de l’État : donner à la Côte d’Ivoire et aux Ivoiriens une nation toujours plus prospère, solidaire et ambitieuse. Honorables Députés, Chers collègues, Cette volonté de servir la vision du Président de la République et d’atteindre nos objectifs de développement, nous impose, à toutes et tous, des valeurs cardinales et un rôle très clairement défini.
Notre Assemblée devra être un facteur de stabilité institutionnelle, un espace de débat de qualité et un repère de prévisibilité dans l’action publique. Prévisible dans ses procédures, rigoureuse dans ses travaux, responsable dans ses décisions, soutenue dans son budget, ses moyens de fonctionnement et ceux de ses députés. L’Assemblée nationale ne décide jamais à la place du Gouvernement. Elle s’assure que chaque décision est prise pour le peuple, dans le respect de l’intérêt général et dans une harmonie constructive.
La séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif est toujours une complémentarité, une discipline collective à œuvrer au progrès et au bien-être de nos populations. L’Assemblée nationale ne se contente pas d’observer le débat public : elle doit être le cœur battant de notre système démocratique, car sans délibération, il n’y a pas de loi ; sans loi, il n’y a pas de République. Ici ne se résume pas seulement une majorité ou une opposition ; ici se forge la loi qui fédère la Nation. C’est à ce prix que notre Parlement sera un pilier de confiance pour les citoyens, les partenaires et les investisseurs de notre pays. Honorables Députés, Chers collègues,
Cette première session ordinaire de l ’année 2026 s’ouvre avec vingt-quatre projets de loi inscrits à l’ordre du jour : six projets de loi ordinaires, treize projets de loi de ratification d’ordonnances, et cinq projets de loi d’autorisation de ratification de conventions internationales.
Ces textes portent notamment sur l’exercice de la médecine, la fiscalité, la protection sociale, les droits humains et l’intégration économique régionale. Parmi eux figure le projet de loi relatif à la biologie médicale, destiné à adapter l’exercice de ce cette profession aux exigences de la réforme hospitalière. Nous aurons également à nous prononcer sur la ratification de l’ordonnance relative à la mise en œuvre du démantèlement tarifaire dans le cadre de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine, étape décisive pour l’intégration économique de notre continent. Seront aussi examinés des textes majeurs relatifs à la protection sociale, à la conformité de notre droit maritime aux normes communautaires, ainsi qu’à la ratification du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme relatif aux droits des personnes handicapées. Ces lois, par leur portée stratégique, contribueront à renforcer le cadre juridique de notre développement et à répondre aux attentes légitimes de nos concitoyens. Je vous invite à aborder ces travaux avec assiduité, rigueur et sens élevé de l’intérêt général, en formulant, chaque fois que nécessaire, des amendements constructifs, pour améliorer la qualité et l’impact de nos lois.
Je m’emploierai, de la même manière, à être votre avocat et à défendre toutes les actions et mesures qui pourront contribuer à l’atteinte des grandes missions qui nous sont assignées. Nous procéderons à la mise en place des organes de l’Assemblée nationale : le Bureau, les groupes parlementaires et les commissions permanentes. Leur fonctionnement harmonieux conditionnera l’efficacité de notre action collective. Enfin, nous œuvrerons au renforcement de la place de notre institution dans le champ de la coopération interparlementaire en garantissant nos acquis et en favorisant l’ouverture de nouveaux chapitres. Monsieur le Vice-Président de la République, Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions, Chers collègues Députés, Mesdames et Messieurs, En ouvrant cette première session ordinaire de l’année 2026, nous ouvrons une séquence de responsabilité, de maturité démocratique et de travail exigeant au service de la Nation.
Le Président de la République, SEM Alassane Ouattara, a donné à notre pays une vision claire et une trajectoire lisible : bâtir une Grande Côte d’Ivoire, stable, solidaire et ambitieuse à l’horizon 2030.Aux côtés du Gouvernement, l’Assemblée nationale a désormais la responsabilité de transformer cette vision en résultats incontestables, au bénéfice de chaque Ivoirienne et de chaque Ivoirien, grâce à un débat législatif de qualité, empreint de respect républicain, dans une quête constante du bien commun. Pour ma part, je réaffirme mon engagement à conduire les travaux de cette Assemblée avec impartialité, équité et exigence, dans l’écoute des convictions de chacun et dans une fidélité absolue à l’intérêt général. Ensemble, faisons de cette législature un pilier de stabilité démocratique, un moteur de transformation économique et sociale, et un levier décisif pour la transformation économique et sociale, et un levier décisif pour la réussite de la Côte d’Ivoire !Vive l’Assemblée nationale ! Vive la République ! Et que Vive la Côte d’Ivoire ! Je vous remercie. »
Légende photo : Jerome Achi Patrick, Président de l’Assemblée nationale : « La stabilité n’est jamais un héritage garanti »
DISCOURS D’OUVERTURE DE LA PREMIERE SESSION ORDINAIRE 2026 DE L’ASSEMBLEE NATIONALE
DISCOURS PRONONCE PAR MONSIEUR PATRICK ACHI PRESIDENT DE L’ASSEMBLEENATIONALE
Abidjan, le 19 janvier 2026
Nouvel an et actions socio-culturelles - Les femmes de E wawlé Bla Mou présentent leurs vœux à Nanan Affoué Berrah, Reine mère de la tribu du Lomo- Sakassou
Le temps d’une demi- journée, les femmes de Ewawle Bla mou, une association de femmes baoulé, se sont retrouvées autour de Nanan Affoué Berrah, Reine Mère de la Tribu du Lomo- Sakassou. C’était le Samedi 17 janvier 2026, à l’espace évènementiel Chic Pavillon, de la Riviera Palmeraie, à cette tête couronnée, leurs civilités et vœux de nouvel.
Pour la circonstance, ces braves dames richement habillées en blanc, symbole de pureté, dans une splendeur dont elles ont le secret, ont pris d’assaut, le jardin de cet espace événementiel, au son du Klinpkli, pour danser et manger. Le tout agrémenté de rythme Baoulé, d’Antoine Konan et autres artistes du terroir. Juste après l’entrée majestueuse et un tour d’honneur de la Reine- Mère, Nanan Affoué Berrah, Reine mère de la tribu du Lomo-Sakassou et ses invités de marque, l’honneur est revenu à Madame Mah Gauze, présidente, des femmes E wawele Bla mou, de dire Akwaba, non seulement à Nanan Affoué Berrah mais aussi, aux 4 autres Reine- Mères. Citons: Nanan Brou Ahou, Reine -mère d’Adaou, Nanan Ebilasso II, Reine- mère D’Ebilassokro et Nanan Avoulatchi III, Reine mère du Nouamou, par ailleurs présidente de la Fédération internationale des Reine mères. Mais aussi et surtout la Reine mère de Bonoua

La présidente Mah Gauze, a en des termes et mots choisis, adressé à la Reine- mère, Nanan Affoué Berrah et au nom de ses sœurs, de l’association, ses vœux en ces termes : « En ce début d’année nouvelle, je mesure l’honneur et le privilège qui sont les miens de prendre la parole devant vous, pour vous adresser, Nanan Affoué Berrah l’expression de mon profond respect, de ma loyauté et de ma reconnaissance infinie. Votre présence parmi nous aujourd’hui est une bénédiction. Elle donne un sens élevé à cette cérémonie et inscrit nos vœux dans la continuité de la tradition, de la sagesse et de l’héritage baoulé » Avant de saluer la présence distinguée des autres Reine-mères.

A Nanan Affoué Berrah et aux autres Reines mères, elle dira : « « Je voudrais vous saluer avec une déférence toute particulière. Chères Nanans, votre présence à ce déjeuner illumine et emplit nos cœurs d’une joie sincère. Toutes les Wawlé Bla sont profondément, honorées de vous accueillir en cette année qui commence. Merci à pour votre soutien constant, discret puissant à Nanan Affoué Berrah. Vous êtes pour elle, des appuis précieux, des repères et des sources d’équilibre. »
Aussi, Mah Gauze n’a pas oublié le chef Ahoussou, chef des Baoulé de la palmeraie et à leur parrain, le Docteur Salomon Ndri empêché. Elle a également invité ses sœurs à se mettre ensemble, pour continuer à marquer les esprits, afin d’être une force de transformation et de développement pour le V Baoulé.

En retour, la porte- parole de Nanan Affoué Berrah, a dit toute la joie de cette dernière d’être à cette cérémonie haute en couleur. Non sans les inviter à l’union, à la solidarité et à plus d’engagement dans le social.
A noter que ce moment de partage et de retrouvailles a été marquée par des remises de présents à la Reine mère du Lomo- Sakassou et à ses sœurs venues la soutenir. E WAWLEBLA MOU est une organisation des femmes Baoulé de Côte d’Ivoire, de la diaspora et du monde entier. Cette organisation rassemble des femmes partageant une même identité : l’ethnie Baoulé riche d’une histoire héroïque, d’un sens élevé de la solidarité et d’une tradition fondée sur le respect, la transmission et la dignité.
Bamba Mafoumgbé
Légende photo : Nanan Affoué Berrah, Reine mère de la tribu du Lomo- Sakassou… et des membres E WAWLE BLA MOU en images
Coulibaly Ladji président du Syndicat des conducteurs de taxis -« Le Dg de Quipux Afrique ne se souvient pas de nos efforts »
Président, quels sont vos vœux pour le monde du transport terrestre en ce début d'année ?
Les vœux, on en formule toujours. Mais ceux que je vais tout à l'heure ne concerne pas seulement les acteurs du transport terrestre. Mais concernent toute la Côte d'Ivoire, avec des points particuliers pour le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara et tout le gouvernement qui vient d'être formé. Fasses DIEU leur donner une bonne santé à chacun et à chacune afin de mener à bon port les missions destinées à leur déplacement respectifs.
Selon vous, qu'est-ce qui n'a pas marché l'an dernier et qui devrait être amélioré cette année ?
Nous critiquons toujours l'incivisme routier avec son corollaire d'accidents tous azimuts qui endeuillent à chaque le pays. En termes d'amélioration des acquis, nous pensons qu'il faut améliorer encore davantage tout le processus de lutte contre l'incivisme routier.
Avez-vous des remarques à faire à certains dirigeants de structures œuvrant dans le secteur ?
Oui. Bien-sûr. Et tout de suite, nous nous tournons vers le Directeur général de Quipux Afrique qui ne s'est jamais souvenu de l'immense travail qu'on a eu à faire pour l'aboutissement de son projet. Particulièrement moi-même qui ai réuni tous les syndicats chauffeurs et les convaincre sur la nécessité du projet. On a été farouchement combattu par des gens dont je fais l'économie de citer leurs noms. Dieu merci, on a résisté et le projet a pris. Mais quand c'est comme ça, qu'est-ce que tu fais ? La moindre des choses, c'est de nous appeler et nous témoigner ta gratitude. Mais non ! Au contraire même, nous sommes les plus grandes victimes de ce qu'on a concouru à mettre sur pied. Le Dg devrait nous appeler pour nous dire que ce qu'on a monté ensemble, a mûri. Ce sont des choses qui réconfortent. Mais il ne l'a jamais fait. En un mot comme en mille, nos efforts n'ont jamais été reconnus par le DG de Quipux Afrique. Cependant, il n'est jamais trop tard pour mieux faire.
Propos recueillis par Koné de Sayara.
Activité syndicale- Le président Abou Diallo (Syntt-CI) appuie sur l’accélérateur
Plus de répit pour Abou Diallo, le président du Syndicat national des transporteurs terrestres de Côte d'Ivoire Syntt-CI. En effet, après avoir recouvert la santé et ragaillardi par l'acquisition d’un 4x4 de haut standing, le patron du Syntt-CI va désormais à pas de courses vers la redynamisation de sa structure syndicale. En effet, le fait qu'il soit président de la deuxième force syndicale du secteur du transport terrestre, Abou Diallo qui est également 1er vice-président du Haut Conseil est depuis son rétablissement, présent à toutes les cérémonies.
C'est dans cette veine qu'il a valablement représenté cette faîtière le 11 janvier 2026 à Brebo commune de Bingerville lors de l'inauguration de la résidence du président Sylla Abdoulaye. Le lendemain 12, il était dans les locaux de son bureau à Adjamé pour donner des directives par rapport à la présentation des vœux de nouvel an, organisé chaque année depuis son arrivée à la tête du ce mouvement syndical, communément appelé '' Syndicat Yaya '' du nom de son créateur, feu Yaya Fofana. Le mercredi 14, le président Abou Diallo qui a visiblement décidé d'embrayer sur l'accélérateur, était présent, en compagnie d'une forte délégation à un séminaire organisé par un concessionnaire de la place à l'endroit des transporteurs. Abou Diallo en a profité pour s'enquérir des informations relatives à l'acquisition de véhicules au sein de cette structure. A chacune de ces occasions, l'héritier professionnel de feu Yaya Fofana ne tarit pas d'éloges et de bénédictions pour toutes les autorités et personnalités du pays avec au haut niveau, le Président de la République Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara. A ses remerciements et vœux de bonne et heureuse année, il a toujours placé en deuxième position Son Excellence Monsieur le Premier ministre, chef du gouvernement, ministre des Sports et du Cadre de Vie, Beugré Mambé, après le Président Ouattara.
Koné De Sayara
Légende : Une vue des personnalités présentes à la cérémonie
Affaire chargements de cacao bloqués dans les ports ivoiriens - Les précisions du Conseil café- cacao
Suite aux informations relayées par voie de presse faisant état de la présence massive de camions stationnés dans les zones portuaires d'Abidjan, de San Pedro et leurs environs, Le Conseil du Café-Cacao a diligenté une mission de contrôle dans lesdites zones. Rapporte une note de la Direction de la commercialisation Intérieur du Conseil café Cacao dont afrikchallenges.info a eu copie.
A la date du 14 janvier 2026, ajoute la source, Le Conseil du Café-Cacao a inventorié 102 camions dont: 40 disposant de connaissements réguliers ; - 62 sans connaissement. Conséquence, Le Conseil du Café-Cacao invite les opérateurs de la filière café-cacao dont les produits ont été convoyés sans connaissement, à se présenter dans les meilleurs délais auprès de ses services compétents, faute de quoi, ils s'exposent aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur. Affaire à suivre.
Bamba Mafoumgbé
Contribution/ Réhabilitations en cours dans les établissements d’enseignement technique et professionnel - Déclaration du mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire »
Depuis la rentrée scolaire 2025-2026, certains établissements de l’enseignement technique et professionnel connaissent des réhabilitations d’infrastructures. Ces réhabilitations qui vont durer deux ans font suite à celles intervenues dans le courant 2018-2020. En effet, lors de son discours de nouvel an du 31 décembre 2017, le Président Alassane Ouattara avait annoncé un décaissement de 133 milliards de francs CFA pour la construction, la réhabilitation et l’équipement des infrastructures scolaires dans le cadre d’un programme couvrant les années 2018, 2019 et 2020. 23 établissements d’enseignement technique et professionnel, 40 écoles de proximité et bien d’autres établissements scolaires ont bénéficié de ce programme. Aujourd’hui encore, depuis la rentrée scolaire 2025-2026, les mêmes établissements font l’objet de réhabilitation.
La réhabilitation améliore le confort des infrastructures et le bien-être des apprenants, de l’administration et du personnel enseignant et joue sur la qualité de l’apprentissage parce que certains bâtiments scolaires sont vétustes, peu ventilés et peu adaptés à un environnement d’apprentissage adéquat. Et cela a un impact sur la santé et les performances de travail des apprenants et des enseignants. Les rénovations améliorent aussi l’accès à l’éducation et renforcent les capacités locales.
Si le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire » reconnait que l’initiative de réhabilitation des établissements est louable et salutaire, il ne comprend pas le choix de l’année scolaire pour l’exécution des travaux. En effet, c’est pendant que les élèves ont cours, sont censés être en classe, que les travaux de réhabilitation ont lieu, alors qu’il y a des moments où les écoles restent vides pendant des mois.
Le choix fait par le ministère de l’enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’apprentissage de sacrifier la formation des apprenants et les apprentissages est incompréhensible et interroge, surtout que beaucoup d’initiatives sont prises par le même ministère pour améliorer la qualité de l’enseignement technique et de la formation professionnelle en Côte d’Ivoire.
Les réhabilitations en cours et qui se font en pleine année scolaire sont contre-productives pour la formation et l’apprentissage, même si l’on comprend la nécessité de tenir dans l’exercice budgétaire et dans le programme. Elles perturbent les enseignements et jouent dangereusement sur la qualité de la formation et de l’apprentissage. On ne peut pas à la fois construire et détruire parce que des heures de cours ou d’apprentissage perdues, c’est des années de formation perdues aussi. Et, au niveau du secteur éducation-formation, les lacunes accumulées durant des mois ou des années sont difficilement rattrapables et créent des retards ou des manques dans l’acquisition des compétences.
Selon les informations dont dispose le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire », certains établissements dont la réhabilitation a commencé juste après la rentrée scolaire ont perdu des mois de cours. Certaines filières au lycée professionnel 2 de Treichville, par exemple, ont perdu plus d’un mois de cours comptabilisé par des enseignants. Et, deux mois après la réhabilitation, les nouveaux brasseurs installés perdent déjà leurs hélices. De l’avis des observateurs, le lycée technique de Cocody a, de loin, connu la réhabilitation la plus réussie. Le CELIA de Treichvile est, lui, à moitié réhabilité pendant que le Cgcg de Cocody attend toujours d’être réhabilité.
Au Lycée professionnel de Jacqueville, des filières et certaines années au sein de certaines filières n’ont pas fait cours depuis la reprise du 05 janvier 2026. Ceci résulte d’un constat de terrain par des équipes missionnées. Certains enseignants prennent le prétexte des travaux de réhabilitation pour ne pas assurer les activités pédagogiques, sabotant ainsi la formation des apprenants. Et ces heures et semaines de cours perdues ne seront certainement pas rattrapées, impactant négativement les 33 semaines et 1188 heures de cours retenues pour valider les enseignements de l’année. Quant aux élèves, beaucoup parmi eux ont préféré rentrer en famille pour minimiser le coût des allées et venues inutiles à l’école. Ceux qui décident d’aller à l’école trouvent des salles de classe en chantier, parfois arrêté, et des enseignants absents. Les réhabilitations ont commencé sans une réflexion institutionnelle sur les mesures palliatives comme si l’on demandait aux responsables d’établissement de se débrouiller, alors que le ministère connaît une vague de mutations de ces mêmes responsables d’établissement.
La fin du premier semestre commencé le 08 septembre 2025 est prévue pour le 23 janvier prochain dans l’enseignement technique et professionnel. Mais, jusqu’à ce jour où le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire » produit cette déclaration et depuis la rentrée scolaire, certains enseignants n’ont fait aucune évaluation, ni formative ni sommative.
Et pourtant, ils fabriqueront pour les élèves des moyennes à partir des notes de participation et de correction des cahiers, ce qui n’est pas la meilleure manière en docimologie d’évaluer les connaissances, l’apprentissage et les compétences ou habiletés. On ne fait pas de l’exception une règle : l’évaluation doit permettre de mesurer des compétences pratiques et transversales. Agir ainsi, c’est tricher et fausser la transmission des savoirs et savoir-faire, tromper l’institution et offrir à la société et au marché du travail des agents aux compétences professionnelles douteuses ou médiocres.
Le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire » dénonce ce sabotage en règle de la formation des apprenants auquel se livrent certains acteurs et souhaite que ces attitudes qui nuisent à la qualité de notre système de formation et d’apprentissage soient vigoureusement réprimées et découragées. Il ne faut pas que quelques individus viennent nuire au travail produit par l’ensemble et, surtout, par ceux dont la conscience professionnelle est hors de tout reproche et à saluer. Le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire » interpelle le nouveau gouvernement qui sera formé bientôt pour qu’il trouve une solution qui sauve l’année scolaire et la formation et l’apprentissage des élèves d’autant plus que les travaux de réhabilitation sont prévus pour durer 2 ans selon les informations reçues.
Le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire » recommande aussi un partage d’expériences pédagogiques entre l’enseignement général et l’enseignement technique et professionnel parce que certains acteurs n’ont pas la maîtrise des méthodes pédagogiques et il est constaté un total manque de suivi sur le terrain. Il faudrait aussi songer à la mise en place d’un calendrier national d’évaluation comme c’est le cas dans l’enseignement général. Cela permettra d’instaurer un rythme d’évaluation et de rationaliser la pratique. Et il faudra s’assurer de son exécution effective par les différents acteurs.
Des séances de comptes rendus d’évaluations (en théorie ou en pratique, des interrogations ou des devoirs) doivent précéder la remise des copies pour favoriser les remédiations. Ne pas le faire systématiquement après un devoir est une entorse à l’apprentissage d’autant plus que les stages qui suivent la formation à l’école servent à une pratique immédiate du contenu des cours. Des enquêtes menées auprès de certains élèves et enseignants de plusieurs établissements publics d’Abidjan et de l’intérieur du pays révèlent la pratique courante de corrections dites « chap-chap » de moins d’une heure qui ne sont pas des comptes rendus dignes de ce nom.
C’est bien d’avoir des statistiques réjouissantes dans le système de formation mais il est bon d’interroger les conditions dans lesquelles ces statistiques sont obtenues. La qualité de notre système d’éducation et de formation incombe à chacun des acteurs qui doit pleinement jouer son rôle en respectant l’éthique et la déontologie de la fonction. Une main-d’œuvre de qualité suppose un système de formation de qualité.
Le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire » interpelle aussi la coopération française, dont le projet d’Education Formation (PEF) financé par le C2D et piloté par l’Agence française de développement permet d’équiper certains établissements, pour qu’elle s’assure de l’utilisation effective des équipements offerts et que les établissements ainsi fournis répondent aux normes d’utilisation de ces équipements. Il se trouve que des équipements offerts et distribués moisissent toujours dans leurs cartons à l’intérieur de certains magasins dans certains établissements de formation alors que d’autres qui n’en pas reçus en ont effectivement besoin. La répartition des équipements offerts doit répondre à des planifications rigoureuses.
L’avenir de la Côte d’Ivoire se trouve dans l’enseignement technique et la formation professionnelle qui jouera un rôle essentiel dans la réduction du chômage, dans la création d’une ingénierie locale et dans l’industrialisation durable de la Côte d’Ivoire. C’est la conviction du mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire ». Chaque acte posé par chacun des acteurs du secteur éducateur-formation n’engage pas seulement l’avenir des apprenants mais engage aussi l’avenir du pays tout entier.
Fait à Abidjan, le 15 janvier 2026.
Pour « Les Démocrates de Côte d’Ivoire ».
Le Président
Prof. Séraphin Prao
Présidence de Assemblée Nationale- Patrick Achi, le candidat du Rhdp
Les députés élus à l’issue du scrutin législatif du 27 décembre 2025 sont officiellement convoqués à la séance inaugurale de la nouvelle Assemblée nationale. L’annonce a été faite à travers un communiqué signé du Secrétaire général de l’institution, Diomandé Aboubacar Sidiki en date du 15 janvier 2026.
« Conformément aux usages parlementaires, la séance inaugurale de la 5ᵉ législature de la 5ᵉ République se tiendra le samedi 17 janvier 2026 à partir de 09 heures, au Palais de l’Assemblée nationale à Abidjan. Elle sera présidée par M. Mamadou Diawara, Doyen d’âge de l’Assemblée nationale », indique le communiqué.
Selon celui-ci, l’ordre du jour de cette première session est exclusivement consacré à l’élection du Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, une étape clé dans l’installation du nouveau bureau parlementaire et le démarrage effectif des travaux législatifs.
Selon nos sources et confirmées par Jeune Afrique, Patrick Achi sera le candidat du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) à la présidence de l’Assemblée nationale. L’ancien Premier ministre a été choisi par le président Alassane Ouattara pour briguer ce poste clé, occupé depuis 2022 par Adama Bictogo. Le chef de l’État en a fait l’annonce lors de la réunion du présidium du parti au pouvoir, le 15 janvier à Abidjan. Deux mois après la très large victoire d’Alassane Ouattara à la présidentielle du 25 octobre 2025, le Rhdp a de nouveau triomphé lors des législatives du 27 décembre. Il a remporté 197 sièges sur 255, soit une trentaine de plus que la précédente législature.
Bamba Mafoumgbé
Transport / Réunis au domicile du président Abdoulaye Sylla- Les responsables d'organisations professionnelles placent l’incivisme routier au cœur de leurs conversations
Presque tous les responsables d'organisations professionnelles du secteur du transport terrestre étaient chez Abdoulaye Sylla, le président de la Fédération nationale des syndicats des chauffeurs de Côte d'Ivoire Fenscci le dimanche 11 janvier 2026. Au centre de cette grande retrouvaille, deux motifs, dont le mariage de Mariam Sylla, sa fille à Traoré Adama et l'inauguration de sa résidence. Dans son sermon de mise en couple des deux jeunes, l'Imam El Hadj Moussa Sanogo, par ailleurs président de la communauté Tidjanite d’Anyama, a prodigué de sages conseils à toute l'assistance, non sans faire des bénédictions. Au chapitre des bénédictions, il les a appuyés pour le Président de la République Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara et a mis un point particulier pour le monde du transport terrestre. L'homme de DIEU a en effet demandé au maître des temps et des circonstances de bénir tous les acteurs du transport terrestre, dans la mesure où ils sont au centre de tout le processus de l'économie d'un pays. Il a également demandé au créateur suprême de toucher au cœur des chauffeurs afin qu'ils se confirment au respect du code de la route, reléguant ainsi les accidents dans le casier des oubliettes.
'' Fasses DIEU que 2026 soit l'année du respect du code de la route avec pour incidence positive la réduction drastique des accidents '', a-t-il dit en substance. A sa suite, dans les conciliabules et autres causeries sur le secteur, les responsables de structures présentes, c'est -à- dire du Haut Conseil, représenté par son 1er vice-président Abou Diallo, à Coulibaly Zoumana, président Utagr-CI, en passant par Ouattara Siaka de l'Ufca, Traoré Adama, président des délégués du Haut Conseil du District Autonome d' Abidjan et tous les autres responsables notamment Tapé Albert César du Cnocp-CI et Soumahoro Raymond de l'Ufesco, tous se sont préoccupés du fléau de l'incivisme routier qui trouble leur sommeil et taraude les autorités. '' Nous devons prendre vraiment nos responsabilités en main. Nous devons monter sur nos grands chevaux pour sensibiliser davantage nos chauffeurs à la bonne conduite. Il fût un temps, ou l'on remettait en cause le manque criard de route. Ce handicap relève désormais du passé grâce au '' père de la nation’’, le Président Alassane Ouattara.
Alors d'où vient l'idée de continuer à faire de nos routes des tombeaux ? '‘ s’interrogent ces responsables qui décident de mettre du sien. En termes de solidarité, ils ont fait parler leur cœur en offrant une forte somme d'argent à leur hôte tout en lui souhaitant des vœux de longévité et de santé de fer dans sa nouvelle résidence. Tout en leur souhaitant également des vœux d'heureuse et bonne année, Abdoulaye Sylla s'est dit honoré de l'acte que venaient de poser ses amis. Il a également rendu gloire à Dieu de l'avoir permis d'avoir un toit. '' Je loue le seigneur qui m'a gracieusement offert un toit, éloignant ainsi de moi les stress de fin de mois '', dit-il. Et de préciser qu'il n'a pas travaillé gratuitement. Abdoulaye Sylla a renouvelé ses remerciements au Président de la République Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara et souhaité une très bonne et heureuse et nouvelle année à toute la Côte d'Ivoire. A cette cérémonie, il faut également signaler la présence de Traoré Yacouba, le Confédéral de la Centrale Fesaci, accompagnement d’une forte délégation. Il a aussi fait parler son cœur en termes de don financier.
Koné De Sayara
Légende : Une vue de la résidence Sylla
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