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Mme Fadiga Sirakoné, présidente de l’Union des aviculteurs pour le développement et la modernisation du secteur avicole (UADMSACI): « Nous avons créé un comité pour venir en aide aux aviculteurs »

Mme Fadiga Sirakoné est la présidente de l’Union des aviculteurs pour le développement et la modernisation du secteur avicole en Côte d’Ivoire (UADMSA-CI). Depuis le 8 Août 2020, elle a mis en place cette structure pour fédérer et coordonner toutes les actions des acteurs du petit secteur avicole dans le sens du développement de l’aviculture. Nous l’avons rencontré pour en savoir davantage. 

Mme Fadiga, qu’est-ce qui justifie la création de votre union ?

Notre organisation a été créée le 08 Août 2020 pour regrouper les aviculteurs. Nous sommes aujourd’hui au nombre de 500. Notre objectif est de défendre les intérêts de chaque membre, lutter contre la flambée  du coût des intrants et l’anarchie dans le secteur avicole. Il faut savoir que notre secteur souffre du manque d’organisation, le fondement même de son développement et de sa modernisation. C’est pourquoi, il nous fallait cette union.

Justement, votre association vise le développement du secteur. Qu’est-ce que vous entendez par là  et comment comptez-vous atteindre cet objectif ?

Pour nous, développer le secteur avicole consiste à rendre plus professionnelles nos activités à travers la formation de nos  membres, la création de services d’abattage et la recherche de circuits d’écoulement de nos productions afin d’accroître nos chiffres d’affaires. Pour que cela soit une réalité, nous avons besoin de financements. Avec nos maigres moyens, nous avons déjà posé des actions de développement. Bien que notre association soit naissante, nous avons organisé sur fonds propres une formation de renforcement de capacités de 200 membres sur la problématique  de l’hygiène dans le secteur avicole. Nous avons d’autres projets en cours. Par ailleurs, nous aidons les aviculteurs à développer leurs activités. A cet effet, nous avons créé un comité composé de vétérinaires et de techniciens qui viennent en aide de façon volontaire à nos membres lorsqu’ils sont dans le besoin.

Pensez-vous que l’aviculture est une activité économique rentable en Côte d’Ivoire ?

Bien sûr,  le secteur avicole contribue beaucoup à la lutte contre le chômage et la pauvreté. La preuve, vous trouverez de nombreux jeunes qui exercent dans le petit secteur avicole en Côte d’Ivoire. Ce ne serait pas le cas si l’activité ne rapportait rien. Cependant, pour réussir, il faut se faire former. Je pense qu’il y a de la compétence en matière d’aviculture. Mais nous avons besoin de l’appui de l’état pour que des milliers de jeunes puissent être formés en aviculture.

Quels sont les problèmes que vous rencontrez au quotidien en tant qu’aviculteur ?

Essentiellement deux : Le manque de  financement pour faire agrandir nos activités et l’augmentation non contrôlée du cours des intrants.

Face à ces problèmes, quelles sont vos attentes vis-à-vis de l’État ?

Nous voulons que l’Etat nous aide à créer  des services d’abattage, qu’il nous appuie  dans la formation des acteurs du petit secteur avicole et qu’il nous accorde des subventions pour nous permettre d’agrandir nos activités. Si ces attentes sont satisfaites, nous pensons que le secteur va mieux se porter. En outre, nous voulons que l’Etat nous associe aux activités qu’il organise dans le domaine avicole sur le plan national et international.

Propos recueillis par Marius Nouza

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