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Soutien au secteur privé: 33%, c’est le niveau financé par la BAD pour chaque projet approuvé

Au niveau du secteur privé, lorsque le projet présenté par le promoteur est viable, la Banque africaine de développement (Bad), ne peut le financer qu’à hauteur de 33%. Dans ce cas de figure, l’institution financière internationale est donc supposée attendre du promoteur du projet, un financement d’au moins 20% ou 25%.

Les projets issus du secteur privé ne peuvent être financés qu’à hauteur de 33% par la Bad (Photo : DR)

L’information a été donnée lors d’un panel qui s’est tenu, au siège de l’institution à Abidjan, à l’occasion d’un atelier de dissémination de la politique sur les opérations non souveraines de la Bad. Selon Amadou Souley, chef de division au département des services légaux-secteur privé de l’Institution, une fois la viabilité du projet attestée, la banque recherche aussi un certain nombre de partenaires avec lesquels ce projet sera cofinancé. Profitant de l’occasion, il a signifié la célérité liée au cofinancement du projet dans ce genre de situation. Le cofinancement étant « Ce qui peut venir très facilement pour couvrir le reste du financement », a-t-il par ailleurs indiqué aux acteurs du monde économique, aux diplomates et aux organisations socio-professionnelles présents à cette rencontre.

Pour  Ralph Olayé, directeur du développement et du management des projets à Eranove, il est aussi possible pour l’entreprise, sur certains projets, de confier à l’institution « un mandat d’aller chercher des financements ». Même si ce mandat est une opération facturée, cela peut être salutaire pour l’entreprise en question car l’institution peut aussi solliciter l’appui d’autres prêteurs. «Selon les règles, la banque elle-même, ne peut pas investir plus de 33% de ses fonds dans la transaction. Mais cela ne veut pas dire qu’elle ne peut pas couvrir 100% de la transaction (…) avec ses équipes, elle le peut en y emmenant d’autres prêteurs à ses côtés », a-t-il souligné.

Quant à Mme Kodeidja Diallo, directrice du département des opérations non souveraines et du secteur privé de la Bad, elle a signifié la difficulté de trouver directement des sponsors finançant les projets. Admettant les financements déjà octroyés par l’institution au travers de six ou sept fonds non-Africains notamment dans le domaine de la santé, elle a par ailleurs souhaité que les acteurs des autres domaines puissent se constituer en plateforme ou en consortium. « L’éducation, la santé, la nutrition et le logement sont  très difficiles. Il faut des plateformes pour pouvoir approcher la banque », a-t-elle renchéri avant de relever que l’accès aux financements reste le nœud gordien dans l’accompagnement des Pme africaines.

A l’heure actuelle, la banque détient 63 fonds d’investissement dont le but est de développer les entreprises locales. Ces fonds d’investissement ont déjà permis de financer 692 entreprises. Accordant des micro-crédits dans sa dynamique d’accompagner les Pme, cette banque a pour mission première de financer les projets ne pouvant  trouver des financements auprès des banques commerciales à des taux raisonnables. Etant donné la taille qu’il faut pour avoir accès à ses guichets, la Bad a également défini une politique visant à faire des lignes de crédit aux acteurs financiers. A leur tour, ces acteurs financiers peuvent aller investir dans des opérations plus modestes comme les Pme qui bénéficient ainsi de ces financements avec des taux d’intérêts encadrés.

Composé de trois entités à savoir l’organisation faitière, le Fonds africain de développement et le fonds fiduciaire nigérian, le groupe de la Bad, crée en 1964, comprend 54 pays membres régionaux et 26 pays membres non-Africains. Ces pays non-Africains proviennent essentiellement de l’Asie, de l’Europe et de l’Amérique du Nord.

Jean-Paul DEMOUSS

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